
Ethique et équité salariale chez 3M : le pouvoir d’achat repart à la hausse ………. pour certains.
Des évènements récents montrent que ce qui était impossible il y a quelques mois devient réalité aujourd’hui.
L’entreprise sacrifie son cash (le plus important en cette période de crise dit elle) pour permettre le départ des séniors en pré- retraite 2 ans avant l’échéance normale. Le sacrifice est important pour l’entreprise puisqu’elle permet aux salariés concernés de toucher plus de 2 fois le salaire qu’ils auraient touchés net d’impôt s’ils étaient restés dans l’entreprise jusqu’à l’âge normal de la retraite .
Dans ce bonus salarial intervient le paiement des Assedic.
Les entreprises ne veulent pas payer de charges mais sécurisent leurs profits grâce aux prélèvements sociaux. Pour 3M les gains sont multiples.
Verser aujourd’hui 30 mois de salaire à un salarié en indemnité de départ équivaut à 20 mois de salaire avec charge en activité.
Se séparer d’un salarié sénior avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi le 1 janvier 2010 qui imposera des pénalités en cas de licenciement, ce n’est pas économisé un an de salaire mais être sur de ne pas garder un collaborateur pendant plusieurs années.
La loi sur l’emploi des séniors ne vise pas seulement à interdire les licenciements mais imposera aussi et surtout l’embauche de salariés séniors.
Soyons cynique, 3M 2010 saura surement embaucher les séniors qu’elle ne voulait plus en 2009.
Voilà pour les séniors à 3M. Qu’arrive t il aux autres.
Pour eux c’est plutôt l’austérité
Gel des salaires, heures supplémentaires payées au rabais et de façon incomplète (chez EMFI société acquise par 3M en 2008, les heures supplémentaires sont payées à 25% contre 10% chez 3M), pression sur les effectifs qui affole les compteurs de ceux qui restent et les culpabilisent car ils ne peuvent plus faire face. Et on ne parle pas bien sur des heures faites mais pas visibles dans les compteurs.
Une catégorie est tout particulièrement victime de l’appétit de l’actionnaire.
Il s’agit des commerciaux. En cette année de crise combiens d’organisation ont fixé des objectifs de vente qui tiennent compte du contexte.
Pour certains managers c’est évident, il fallait être en tête de classe. Alors les objectifs déraisonnables permettent de ne pas payer de bonus et comme en plus c’est l’année de la formule appelée 100% gagnant dans les faits beaucoup vont perdre à 100%.
Un calcul rapide de l’impact du 100% gagnant montre que la baisse de salaire est d’au moins 11%.
A la CFDT on ne nie pas la crise, elle existe, mais on regrette surtout le mépris des personnels soumis à la rigueur salariale alors que l’entreprise a les moyens de faire autrement.
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